Armes

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Les armes

 

Le Fass 90

 

 

 

 

Fass 90 avec iris au dioptre et bipied réglable en hauteur.

 

Son introduction au service militaire fut un soulagement, dans tous les sens du termes, pour tous ceux qui avaient préalablement eu " l'occasion " d'effectuer marches et exercices avec le vieux Fass 57 ! Avec ce fusil d'assaut léger, maniable, compact, vif, reculant peu, on a d'abord un peu eu l'impression de tenir dans les mains moins une arme de guerre qu'une agrafeuse…

 

La conformation de ses organes de visée, le poids moindre de sa détente et son faible recul permettent un tir confortable et des résultats, estime-t-on, de l'ordre de 3 points supérieurs au fass 57 non-modifié, chose qui se reflète dans les barèmes.

 

Ses éminentes qualités lui ont d'emblée ouvert tout grand les portes des stands. Ce fusil, fleuron de l'armurerie suisse, est celui sur lequel sont formés les jeunes tireurs.

 

Le Fass 57

 

 

 

 

 

 

Rien qu'à le voir, l'ennemi prend la fuite ! Grand, lourd, noir, encombrant, reculant beaucoup et développant une onde de choc plus grande encore, il est né de la nécessité de doter l'armée suisse d'une arme personnelle non seulement automatique, mais apte à toucher à grande distance, conformément à la doctrine de l'époque. Il tire la même GP 11 que le Mq 31, mais n'a, de beaucoup s'en faut, jamais réussi à supplanter ce dernier dans les stands. La faute en revient en grande partie à ses organes de visée qui, lorsqu'il sont d'origine, ne peuvent rivaliser en précision avec l'ensemble guidon-dioptre des mousquetons. Mais malgré - ou peut-être à cause - de ses caractéristiques bien particulières, il a son cercle de fidèles, qui s'est même élargi lorsque la possibilité fut offerte de le doter d'organes de visée performants lui permettant de se hisser au niveau de ses " frères " sur le plan sportif.

 

Le mousqueton Mq 31 (K31)

 

 

Mq 31 avec une magnifique crosse en noyer et équipé de l'ensemble guidon-dioptre "historique" de W+F

Pour être le plus vieux des fusils que l'on croise régulièrement dans les stands, le mq 31 n'en est pas moins le benjamin, après le 1889 et le 1911, de la série des fusils élaborés par les armuriers Schmidt et Rubin. Pouvoir tirer avec avantage, aujourd'hui encore, une munition dont la conception remonte à 100 ans avec un fusil vieux de 80 ans prouve bien toute la justesse des vues des pères de ces vénérables engins.

 

Tirer au mousqueton, spécialement à bras franc, c'est non seulement se vouer à une forme de tir plus noble et exigeante que le tir sur bipied, mais c'est avant tout goûter à pleines bouffées le plaisir de faire vivre et revivre un extraordinaire patrimoine technique aussi bien qu'immatériel. Faire maintenant encore des " 10 " avec des armes ayant traversé l'époque de la guerre tient autant de l'acte sportif que de l'expérience ontologique et c'est toujours plein d'un sentiment de reconnaissance envers les générations qui nous ont légué une Suisse indépendante et prospère que l'on repose un mousqueton au râtelier.

 

Tirant la remarquable GP 11 (Gewehrpatrone 1911), pouvant être doté d'un dioptre et d'un guidon qui font de lui une carabine d'une excellente précision, il a bénéficié et bénéficie des faveurs constantes d'un grand nombre de tireurs. Du moins de ceux qui ne sont pas rebutés par l'importance de son recul : culasse immobile, plaque de couche ferrée, il faut une épaule solide pour encaisser ses coups ! Voir ici pour son démontage.

 

La carabine standard et le fusil libre

 

 

Contrairement aux 3 autres, ce sont des armes civiles et non " d'ordonnance ". Ce sont les engins de ceux qui visent de hauts résultats, qui tirent pour faire des points et se mesurer dans des programmes de plus grande ampleur en terme de nombre de coups que ce n'est le cas sur les tirs suisses classiques.

 

Armes coûteuses, d'un perfectionnement extrême, permettant les réglages les plus fins, elles constituent à elles seules la catégorie dite " A ". Tireurs passionnés voire perfectionnistes, prêts à remettre l'ouvrage cent fois sur le métier, leurs adeptes pratiquent généralement leur art aussi à 10m et 50m au moyen des carabines correspondantes.